Le rire est le propre de l'homme, car l'esprit s'y délivre des apparences.
Savoir, et ne point faire usage de ce qu'on sait, c'est pire qu'ignorer.
Le souvenir commence avec la cicatrice.
Il n'est pas bon que le pouvoir d'observer se développe plus vite que l'art d'interpréter.
Le courage nourrit les guerres, mais c'est la peur qui les fait naître.
L'erreur est facile à tous ; plus facile peut-être à celui qui croit savoir beaucoup.
L'adolescent est l'être qui blâme, qui s'indigne, qui méprise.
La défiance est mère de sûreté.
Former les hommes, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu.
L'homme est un être toujours et en tout essentiellement trompeur.
L'un sème, l'autre récolte.
Il faut être rameur avant
de tenir le gouvernail, avoir gardé la proue et observé les vents avant
de gouverner soi-même le navire.
Il n'y a point de génie sans un grain de folie.
Le commencement est beaucoup plus que la moitié de l'objectif.
Les racines de l'éducation sont amères, mais ses fruits sont doux.
C'est un petit pas pour l'homme mais un bond de géant pour l'humanité.
Nous piétinerons
éternellement aux frontières de l'Inconnu, cherchant à comprendre ce qui
restera toujours incompréhensible. Et c'est précisément cela qui fait
des nous des hommes.
Je n'ai pas peur des ordinateurs. J'ai peur qu'ils viennent à nous manquer.
Une aptitude ne reste une aptitude que si elle s'efforce de se dépasser, que si elle est un progrès.
Nous sommes dans un siècle de l'image. pour le bien comme pour le mal, nous subissons plus que jamais l'action de l'image.
L'homme en tant qu'homme ne peut vivre horizontalement. Son repos, son sommeil est le plus souvent une chute.
Un être privé de la fonction de l'irréel est un névrosé aussi bien que l'être privé de la fonction du réel.
Qui ne continue pas à apprendre est indigne d'enseigner.
Quand il s'agit d'écrire des sottises, il serait vraiment trop facile un gros livre.
Avant de penser, il faut étudier. Seuls les philosophes pensent avant d'étudier.
On ne veut bien que ce qu'on imagine richement.
L'individu n'agit que s'il éprouve un besoin.
La pensée doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c'est la pensée du néant.
L'incertitude n'est pas dans les choses mais dans notre tête : l'incertitude est une méconnaissance.
Je dis beaucoup trop ce que je pense
La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent.
L'inégalité des
conditions entraîne l'inégalité des richesses, mais l'inégalité des
richesses n'amène pas l'inégalité des besoins.
Nous sommes esclaves des lois pour pouvoir être libres.
Qui n'empêche pas le mal le favorise.
La vie des morts consiste à survivre dans l'esprit des vivants.
C'est le propre de l'homme de se tromper ; seul l'insensé persiste dans son erreur.
Qu'y a-t-il de meilleur, ou qu'y a-t-il de plus beau, que d'être bon et de faire le bien ?
En doutant, on atteint la vérité.
Que chacun apprenne à connaître son esprit.
Les maladies de l'âme sont plus funestes que celles du corps.
Les hommes sont comme les vins : avec le temps, les bons s'améliorent et les mauvais s'aigrissent.
Un homme, dans certaines circonstances, peut abandonner toute humanité lorsqu'il est en proie à la panique.
Deux possibilités
existent : soit nous sommes seuls dans l'univers, soit nous ne le sommes
pas. Les deux hypothèses sont tout aussi effrayantes.
C'est le propre du barbare de détruire ce qu'il ne peut comprendre.
Tout est relatif, et cela seul est absolu.
Le progrès est le développement de l'ordre.
L'orgueil nous divise encore davantage que l'intérêt.
La formule sacrée du positivisme : l'amour pour principe, l'ordre pour base, et le progrès pour but.
Savoir pour prévoir, afin de pouvoir.
Rien n'est jamais sans conséquence, en conséquence, rien n'est jamais gratuit.

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